Ambroise Croizat

1901-1951

Croizat

Ajusteur, Croizat adhère dès 1916 au syndicat des métaux de Lyon. Il rejoint la Jeunesse Socialiste en 1918 et la S.F.I.O. l'année suivante.

Dès 1919, il est membre du Comité de la III° Internationale, puis des J.C. et du P.C.F.

Devenu ensuite dirigeant des J.C. de Villeurbanne, il monte à Paris en 1926 et devient permanent. Élu à la direction des J.C., il représente la France à l’Internationale communiste des jeunes, à Moscou.

Syndicalement, Croizat devient secrétaire de la Fédération C.G.T.U. des métaux en juin 1928. Il entre au bureau confédéral en 1931, puis devient secrétaire général de la fédération des Métaux.

Élu député de Paris en 1936, Croizat est partie prenante de l'élaboration des lois sociales sous le Front Populaire (40 heures, congés payés...). En 1939, il approuve le Pacte germano-soviétique, est donc démis de son mandat de député et emprisonné.

Détenu à Alger, Croizat est libéré par les Alliés en 1943. Il se remet alors au service du P.C.F. et sera notamment membre de l’Assemblée consultative provisoire et de la commission des affaires économiques et sociales.

Après-guerre, Croizat redevient député. Il est nommé ministre du Travail par De Gaulle en novembre 1945 et le reste jusqu'en mai 1947. Croizat est resté célèbre pour ses lois organisant la Sécurité Sociale, mais il a aussi promulgué diverses autres lois sociales : concernant les congés payés des jeunes travailleurs, les prestations familiales, etc.

En 1947, Croizat redevient simple député mais il décède d'un cancer en février 1951.