1941

Adopté par la direction des Comités pour la IV° Internationale - 15 décembre 1941.

Le congrés s'était tenu en août 1941.

Comités Français pour la IV° Internationale

Congrès - août 1941

Commentaires du Comité Central

15 décembre 1941

La résolution politique du Congrès [1] a noté les traits fondamentaux de la situation internationale actuelle. Depuis sa rédaction, une série de modifications notables sont intervenues dans la situation internationale et dans la situation française. Il convient donc d’examiner, d’une part si les traits essentiels de l’analyse, tels que l’a formulée la résolution, restent valables, et, d’autre part, dans l’affirmative, de préciser quelles modifications secondaires, non prévues et non prévisibles, l’évolution a subi dans le concret, en particulier en ce qui concerne les rythmes.

Analysant la situation, la résolution soulignait :

  1. l’équilibre des forces impérialistes <<illisible>>, leur impuissance à assurer militairement leur hégémonie ;

  2. sur cette base, le développement des contradictions intérieures dans la structure politique et économique des deux blocs en présence ;

  3. les regroupement commencé des forces antifascistes et un renouveau des luttes du prolétariat pour ses objectifs de classe propre.

En résumé, la résolution faisait un tableau de la maturation commençante de la crise révolutionnaire.

L’évolution de la situation militaire en Russie et en Afrique du Nord, l’entrée en guerre du Japon et des États-Unis, ainsi que leurs répercussions sociales, justifient pleinement ce pronostic. Il faut, par contre, souligner se fait dans la confusion la plus extrême, avec des contours extrêmement indécis et une lenteur qui est une des caractéristiques dominantes de la situation.

Une fois de plus, les révolutionnaires doivent apprendre à être patients. La victoire n’ira pas à ceux qui veulent forcer le développement historique par la bombe et le revolver ; Elle n’ira pas davantage à ceux qui donnent des rendez-vous à l’Histoire et exigent ultimativement du prolétariat une révolution selon leurs désirs ; elle ira à ceux, qui, leurs convictions assises sur une analyse scrupuleuse des faits, armés d’une patience inépuisable, auront l’inébranlable volonté de tenir jusqu’au moment de l’inévitable explosion.

Reprenons donc dans l’ordre l’exposé de la résolution du Congrès.


  1. La guerre est effectivement devenue un conflit mondial. Ainsi que la IV° Internationale l’a maintes fois souligné, pas un territoire ne reste en dehors de la lutte. Les forces économiques des États de l’Amérique du Sud sont tendues pour la guerre en attendant que leur structure militaire ayant été renforcée, ils se voient entraînés à une participation directe. La neutralité de la Suède, de l’Irlande, de l’Espagne, de la Turquie ne seront bientôt plus que des mythes : déjà, le Portugal est happé dans l’engrenage de la guerre.

    Sur ce terrain, il faut souligner que l’un des aspects essentiels de cette guerre, c’est, à la suite du déclenchement des hostilités dans le Pacifique, la participation directe et immédiate des pays coloniaux et semi-coloniaux au conflit. De grandes masses humaines que soudait hier et que soude encore la volonté de lutter pour leur émancipation nationale et sociale, sont précipitées dans le conflit impérialiste.

  2. L’élargissement du conflit pose aussi, avec une acuité renouvelée, le problème colonial.

  3. Le caractère impérialiste du conflit est plus clair que jamais. Le rôle de l’U.R.S.S. dans la coalition "démocratique" devient secondaire et le camp des démocraties s’enrichit de tous les dictateurs vendus et impuissants de l’Amérique latine.

  4. L’épuisement des deux camps en présence devient si certain qu’il se traduit sur le plan militaire même : les dernières phases des batailles de Libye et de Russie sont à cet égard significatives. En Libye, l’Axe essuie une défaite. Mais la lenteur des britanniques à obtenir des résultats malgré les hommes et le matériel concentrés, est significative de l’impuissance des démocraties à frapper vite et fort. De même, en Extrême-Orient, la faiblesse interne de l’impérialisme nippon, loin de l’empêcher de se jeter dans le conflit, a au contraire incité les militaires à exploiter à fond l’effet de la surprise : les avantages marqués au cours de premiers jours ouvrent devant les armées japonaises des perspectives sérieuses de succès militaires et <<illisible>> d’importantes sources de matières premières. Mais l’expérience de toute la campagne de Chine montre précisément que la structure économique et sociale du Japon ne lui permet pas de mettre en exploitation par ses seules forces les territoires qu’il occupe.

    Il faut, dans l’appréciation des impuissances impérialistes, attribuer une portée décisive aux échecs que subit l’armée allemande sur le front de l’Est. Pour la première fois depuis septembre 1939, les armées hitlériennes subissent une défaite grave. S’il convient de ne pas surestimer l’importance des défaites de Rostov et de Moscou, il est, par contre nécessaire de souligner qu’elles viennent traduire en termes militaires brutaux la crise qui, depuis sa création même, menace l’État national-socialiste. Elles vont, en même temps, amener cette crise à prendre des formes politiques de plus en plus aigües.

    Il apparaît de plus en plus qu’aucun des deux camps n’est capable de remporter une victoire décisive sur l’autre. Certes, l’un ou l’autre peut encore remporter des victoires. Les anglo-saxons peuvent créer un véritable front méditerranéen ; les puissances du Pacte Tripartite peuvent porter la guerre aux frontières de l’Inde ; il n’en reste pas moins vrai qu’il devient de moins en moins possible que l’issue du conflit soit obtenue par des moyens purement militaires. Dans cette perspective, on ne peut rejeter à priori la possibilité d’un compromis dans la mesure où les problèmes sociaux viendraient à se poser d’une façon très aigüe.

  5. Les masses sentent confusément que l’issue militaire est très lointaine et incertaine ; saignées et mutilées de toute façon par la tuerie, désespérées de toutes façons par la perspective d’une vie de sacrifices et de privations sans fin, de plus en plus, elles tendent à se désintéresser de l’enjeu du conflit. Leur revendication la plus primitive sera d’en finir avec la tuerie, la famine et le <<illisible>>. La paix deviendra une des revendications essentielles des masses ouvrières et petites-bourgeoises. Les révolutionnaires devront se saisir de cette aspiration. Elle est une de celles qui peuvent le plus facilement s’enliser dans le bavardage petit-bourgeois, se mettre à la remorque de quelque propagande impérialiste et ériger la lâcheté et la pusillanimité en principe. Aussi les bolchévik-léninistes devront-ils se prononcer non pour la paix en général, mais pour une paix révolutionnaire et socialiste. Aux diktats hitlériens en Europe et aux platitudes pseudo-wiilsoniennes de la caste Churchill-Roosevelt, ils opposent les principes d’une paix qui supprimera les guerres en liquidant l’impérialisme.

    1. Une paix sans annexion ni conquêtes, fondée sur le libre droit des peuples à disposer d’eux-mêmes ; à fonder des collectivités nationales fondées sur la tradition historique et culturelle ; à se fédérer en union selon les conditions géographiques et les affinités ethniques ou économiques. En particulier, droit des peuples coloniaux d’Afrique et d’Asie à l’indépendance totale.

    2. Dans chaque pays, liquidation des grands intérêts impérialistes par la nationalisation des grandes industries et des banques ; contrôle collectif du marché international : organisation de la production des différents pays en fonction de la consommation internationale et des besoins réels des peuples.

    3. La paix doit être faite sans diplomatie secrète ni manœuvres de couloir ; le soin de la faire doit être retiré des mains des politiciens démocrates ou fascistes et doit être remis entre les mains de véritables mandataires du peule travailleur : il n’y aura pas de paix possible sans l’arrivée au pouvoir de vrais gouvernements des ouvriers et paysans.

    4. L’organisation politique, économique et sociale nouvelle des relations internationales est résumée par une seule formule, par le mot d’ordre des États-Unis Socialistes d’Europe et du monde.

  6. L’impérialisme à vaincre, qui caractérise les deux camps en présence, a pour conséquence une accentuation de la crise que l’un et l’autre traversent.

    Du côté des puissances totalitaires, il faut noter les difficultés à mettre sur pied une ligne de conduite commune pour la direction des opérations en Europe et en Asie ; l’accumulation des difficultés de production liées à la rareté grandissante de certaines matières premières. En Europe, il faut souligner les difficultés sourdes mais réelles qui opposent à l’Allemagne ses alliés, l’Italie en tête, et dont l’entrevue Darlan-Ciano n’a été qu’une manifestation symbolique. Comme il est normal, la crise de l’Europe totalitaire est d’abord ressentie par les cadres du régime existant : parallèlement à la rébellion de l’Europe, continue à se développer, en Allemagne même, la lutte entre les milieux industriels , les milieux militaires et les milieux du Parti. En prenant le commandement de l’armée de terre, Hitler se constitue définitivement prisonnier de l’État-Major. Il s’efforce de mobiliser derrière celui-ci les forces du parti, en évoquant le spectre affreux d’une débâcle et d’une crise analogue à celle de 1918. Les forces l’impérialisme allemand sont terriblement amoindries. Aussi, les circonstances lui imposent-elles de composer avec les vaincus d’hier. Pour mobiliser les forces productives et les forces humaines de l’Europe pour une longue période, il faut non plus piller mais exploiter, organiser la production de l’Europe sous le contrôle financier de l’Allemagne. D’où, en particulier, les tentatives renouvelées de rapprochement et de conciliation avec Vichy.

    Mais il ne faut pas sous-estimer le fait qu’en Allemagne même, cette orientation se heurte à une difficulté essentielle : tout échec militaire compromettrait irrémédiablement l’avenir (l’industrie ne peut réaliser son plan que par la grâce des militaires) : or, plus le pouvoir glisse aux mains des militaires et moins devient possible une organisation de l’Europe pour une guerre longue. Les difficultés européennes et les difficultés intérieures de l’Allemagne vont s’amplifiant et s’achemineront vers la crise décisive, au travers d’une série de stabilisation et de compromis.

    Ce qui est essentiel, c’est que l’appareil hitlérien commence à craquer de toute part : son monolithisme fondé sur un dosage habile des intérêts des différentes classes en présence, s’effondre. La répression brutale reste son seul recours. La cohésion interne de l’État hitlérien se brise, au moment où les masses lassées et déçues, commencent à se détacher de lui. Lorsque les évènements briseront leurs dernières illusions, en même temps qu’ils feront voler en éclats l’appareil de l’État et du Parti, l’heure de la nouvelle vague révolutionnaire sonnera.

  7. La crise des pays démocratiques se développe sur un rythme tout à fait différent. Son aspect purement capitaliste tient tout entier dans le problème du développement et de l’extension de la capacité économique et militaire des États-Unis.

    C’est en effet du <<illisible>> peut atteindre le potentiel industriel et militaire des États-Unis que dépend la cohésion du bloc des démocraties : le piétinement signifiera inévitablement la résurgence de l’antagonisme Angleterre-États-Unis, des tentatives de la bureaucratie stalinienne et de Tchang Kaï-Check de mener une politique indépendante, une rébellion de l’Amérique latine, la fin de l’union sacrée dans les pays anglo-saxons, les colonies et les semi-colonies.

    Or, comment ne pas prévoir que, pour une longue période au moins, les expressions réelles de la guerre dépasseront la capacité de production d’une industrie dans la préparation à la guerre est encore loin d’être achevée, par suite des méthodes mêmes qui s’imposent à la démocratie comme conséquence directe des profits qui constituent sa justification. La question des rythmes auxquels se développe la crise des démocraties se résout donc entièrement à un seul problème : la mise en œuvre des richesses économiques dont disposent les démocraties se fera-t-elle à un rythme beaucoup plus rapide, légèrement plus rapide, ou au contraire, moins rapide que le développement des opérations militaires ? La réponse à cette question dépend moins de l’appréciation exacte des forces économiques et militaires que de la capacité des impérialismes anglo-saxons à mobiliser l’ensemble de leurs forces économiques et sociales pour la guerre : en définitive, elle dépend du facteur social.

  8. Dans le camp des puissances totalitaires, le rassemblement des forces anti-impérialistes s’effectue sur deux lignes : d’une part dans les pays économiquement arriérés, par une lutte soit individuelle, soit de masses (Yougoslavie) menée par les méthodes petites-bourgeoises du terrorisme, du sabotage et de la guérilla ; d’autre part, dans les pays hautement industrialisés, par le lent regroupement des rangs ouvriers, par la préparation organisationnelle de la lutte à venir, coupée d’explosions grévistes. Cependant le développement de la crise intérieure des pays totalitaires tend, de plus en plus, à faire passer l’axe du mouvement antifasciste dans ces pays eux-mêmes (importance du travail international et de la fraternisation).

    Dans les pays démocratiques, au contraire, y compris dans leurs colonies, l’évolution des masses exploitées se fait au travers d’une phase de jacobinisme antifasciste qui, après avoir légitimé aux yeux des masses l’union sacrée, disqualifie de plus en plus les équipes bourgeoises et leurs valets réformistes incapables de mener la guerre contre Hitler et constamment préoccupés d’introduire dans les constitutions démocratiques les méthodes du fascisme.

    Incapable de s’assurer, en définitive, le concours des masses autrement que par des concessions, les démocraties se trouveront, de mauvais gré, contraintes à créer les conditions à une nouvelle offensive des forces anti-impérialistes ; en se rapprochant des deux frontières de l’Inde, la guerre pose à nouveau le problème de son indépendance : les concessions que les évènements arracheront à l’impérialisme pourront bien, pour quelques temps, souder les masses ouvrières et paysannes autour de leur bourgeoisie : elles n’en permettront pas pas moins le regroupement des exploités, les aideront à prendre conscience de leurs propres forces et prépareront ainsi les étapes ultérieures de la lutte.

    En U.R.S.S., l’évolution de la situation tend de plus en plus à créer les conditions favorables à un véritable renouveau prolétarien : plus qu’aux conditions climatiques, la stabilisation et le redressement de la situation militaire sont dus à l’initiative des masses. Les défaites antérieures, l’infériorité en matériel ne permettent pas l’exploitation à fond des succès remportés et ne mettent en cause ni l’efficacité d’une offensive de printemps ni la main-mise allemande sur une grande partie des richesses économiques, en dehors du Caucase.

    La prolongation de la résistance permet en même temps une maturation politique beaucoup plus profonde des couches ouvrières et paysannes : le lent travail moléculaire qui les parcourt gagne en profondeur, en intensité et en netteté politique : dans le temps même, dans les faits, le prolétariat tend de plus en plus à arracher la direction des opérations à la bureaucratie.

  9. Quelles sont, dans cette situation internationale, les caractéristiques essentielles du gouvernement de Vichy, d’une part, du mouvement de libération d’autre part ?

    Il convient de souligner une fois de plus que l’évolution française est le point de rencontre de toutes les évolutions internationales. Au cours de ces derniers mois, on a constaté :

    1. Tendance à l’amenuisement de la base impériale de Vichy (crise Nord-Africaine en particulier).

    2. L’assujettissement grandissant de l’économie française au capital financier allemand.

    3. Une tendance à utiliser l’impuissance des deux camps en présence par une politique de louvoiements (conversations avec l’Allemagne, concessions aux États-Unis).

    4. Une pression redoublée des deux blocs (campagne de presse, campagne de Libye).

    5. Une inquiétude de plus en plus grande de Vichy en face de la question sociale.

    Ces tendances extrêmement contradictoires, tout en accroissant la liberté de jeu de Vichy, limitent ses moyens. En particulier, dans la mesure où la question sociale se pose avec une acuité grandissante et est utilisée par les occupants comme un moyen de pression, la seule voie qui reste ouverte à Vichy est celle d’une politique plus ou moins indépendante, mais dans le cadre de la collaboration. Il va sans dire que cette évolution sera constamment déterminée par les remous incessants de la situation internationale, politique et militaire, et plus particulièrement par le rythme des crises allemandes et françaises : elle se fera donc de la façon la plus chaotique, la plus contradictoire, dans une atmosphère continuelle de révolution de palais et de décomposition accélérée des milieux dirigeants.

  10. Dans le même temps, ainsi que nous l’avions indiqué, les grandes masses manifestent de plus en plus clairement leur hostilité à Vichy et à l’impérialisme allemand. Il importe sur ce plan de souligner :

    1. La liquidation progressive du gaullisme, à la suite des échecs successifs de l’Angleterre. L’incapacité des États-Unis à écraser l’Allemagne, en apportant une aide décisive à l’U.R.S.S., n’a pas permis la transformation de l’anglophilie en une "américanophilie" active. La petite bourgeoisie qui reste plus que jamais sensible à l’oppression nationale, met de moins en moins son espoir en une issue militaire. De plus en plus, elle tend à lier ses aspirations nationales aux aspirations sociales des masses ouvrières et paysannes.

    2. La politique aventurière et terroriste du Parti Communiste, en appelant à la répression sur les meilleurs militants ouvriers, en coupant les combattants les plus courageux de la grande masse, qui cherche encore la voie et les moyens de la lutte antifasciste, en compromettant par conséquent la seule voie révolutionnaire réelle, la voie de l’organisation et de l’action des masses, n’a pas peu contribué à freiner et à dévier les manifestations encore embryonnaires d’une nouvelle montée prolétarienne.

    3. Néanmoins, par la logique même de la situation et l’absence de toute perspective claire, un lent travail moléculaire continue à se poursuivre dans les masses. Celles-ci commencent à se rendre de plus en plus nettement compte qu’un bouleversement économique et social profond est la condition même de tout retour à des conditions humaines d’existence. Les masses sont à la recherche d’un programme d’action et de formes d’organisation.

  11. Les tâches essentielles restent celles qu’a défini la résolution du Congrès. Il n’est pas inutile de les préciser une fois de plus.

    1. La première tâche est une tâche d’organisation des couches populaires les plus larges possibles, à l’usine, dans les syndicats : parmi les consommateurs, dans les couches nationales, chez les jeunes, le bolchévik-léniniste doit, avant tout, être un rassembleur d’hommes. Leur but premier est de faire retrouver à la classe ouvrière la cohésion organique qu’elle a perdue. Ce but exclut tout ultimatisme et le recours à toute tactique qui risque de nous couper de quelque fraction que ce soit de la classe ouvrière.

    2. La seconde tâche consiste en un travail conjugué d’agitation et de propagande : propagande très large pour conquérir les éléments les plus sensibles des masses au programme de la révolution socialiste et de la prise du pouvoir par le prolétariat : agitation, qui, tout en démontrant aux larges masses que seule la révolution socialiste apporte une solution à leurs souffrances, prend acte des problèmes politiques immédiats, s’accroche à chaque incident actuel et indique quelles démarches concrètes il faut entreprendre pour s’engager pratiquement dans la voie de la révolution socialiste.

    3. L’une et l’autre de ces activités impliquent nécessairement un travail patient pour la construction du parti révolutionnaire. Il importe, sur ce terrain, de s’attacher particulièrement aux problèmes suivants :

      1. Éducation et renforcement des cadres.

      2. Élargissement numérique et politique de l’organisation.

      3. Organisation d’activités responsables d’organisation et de défense des masses.

Notes

1

Il s’agit du congrès d’août 1941 des comités français pour la IV° Internationale.