1917

Paru pour la première fois en 1925 dans le livre « La Conférence de Pétrograd-ville et la Conférence de Russie du P.O.S.D. (b) R. (avril 1917) »
Conforme à un double dactylographié du procès-verbal

Œuvres t. 24, pp. 146-147, Paris-Moscou


Lénine

La conférence de Pétrograd-ville


3

Deux répliques au cours des débats sur la résolution relative à l'attitude envers le Gouvernement provisoire. 15 (28) avril

I

Après les débats d'hier, je peux me borner à quelques brèves remarques. La résolution indique quelle est l'issue. La situation est déterminée non seulement par le fait que telles et telles classes sont représentées au Gouvernement provisoire, mais aussi par le fait que ce gouvernement s'appuie sur le Soviet des députés ouvriers. D'où la conclusion, qui est de ne pas céder à cette petite bourgeoisie, mais de former des groupes distincts, non pour nous séparer de la petite bourgeoisie, mais pour l'obliger à aller de l'avant. La confiscation de toutes les terres est un pas en avant du peuple révolutionnaire. La substitution d'une milice à l'armée permanente en est un autre.

II

Le camarade Kaménev se rallie à la politique de Tchkhéidzé et de Stéklov. Certes, à part nous, nul ne dira que le Gouvernement provisoire fait traîner en longueur la convocation de l'Assemblée constituante. Tout le monde veut poursuivre la guerre. Il s'agit d'organiser la contre-révolution. Le contrôle est une duperie en période révolutionnaire. La date des élections pourrait être fixée dans les trois jours. En énumérant les « péchés » commis, nous fournissons des arguments précis à nos agitateurs. Impossible d'aller chercher la vérité dans une commission de contact. On n'exerce pas de contrôle sans détenir le pouvoir. Contrôler au moyen de résolutions, etc., n'est que niaiserie. Le contrôle est une illusion petite-bourgeoise qui se dissipe peu à peu, une idée nébuleuse.


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